Coup de cœur 2018 Hommage à Salah Moulaye Ahmed, Pr Cheïbane COULIBALY

prof Cheibane sur le livre du Pr Sallah Moulaye AhmedCoup de cœur 2018

Hommage à Salah Moulaye Ahmed

Je n’ai pas pu résister à la tentation de vous faire partager mon coup de cœur 2018 pour l’ouvrage de Salah Moulaye Ahmed « Les 25 grandes idées qui ont marqué la science et changé le monde ». C’est incontestablement l’ouvrage que j’ai préféré parmi toutes les publications des auteurs maliens que j’ai eu la chance de lire.

En vérité, quand mon ami Chirfi Moulaye Haidara, frère de l’auteur et ami de l’éditeur, m’a demandé de lire le manuscrit et de les aider à « enlever les coquilles et redresser éventuellement certaines phrases », j’ai très vite oublié cette tâche : le livre était très bien écrit et le talent de conteur de l’auteur est bien ce qui sied à un ouvrage de « vulgarisation des sciences ». Ce livre m’a tout de suite fait penser au célèbre « Les découvreurs : d’Hérodote à Copernic, de Christophe Colomb à Einstein, L’aventure de ces hommes qui inventèrent le monde » de Daniel Boorstin.

Salah Moulaye Ahmed est sans aucun doute un érudit : l’ensemble de son œuvre (dont « L’apport scientifique arabe à travers les grandes figures de l’époque classique » commandité et édité par l’UNESCO) le montre clairement. Très vite, je suis devenu fier que de tels ouvrages aient été écrits par un Malien. Je m’en voulais de n’avoir pas connu plus tôt ce scientifique d’une  envergure hors du commun.

Au lancement du livre, j’eus quelque consolation : des personnalités présentes « avouaient » n’avoir pas connu plus tôt Salah Moulaye Ahmed. Cet homme de savoir est d’une si grande modestie ! Merci donc à La Sahélienne d’avoir édité son ouvrage.

Beaucoup de participants à la cérémonie ont souligné le caractère didactique du livre, notamment en matière d’initiation à l’étude des sciences.

Je me devais d’attirer l’attention sur l’utilité de cet ouvrage pour l’enseignement de l’épistémologie. Pour en convaincre les autres, j’ai invité l’auteur à parler de cette dimension de son œuvre en lui posant la question suivante : « Que pensez-vous de cette affirmation de certains épistémologues qui disent que plus la science avance, plus elle a du mal à répondre aux questions les plus simples comme par exemple qu’est ce qui permet d’expliquer le comportement d’un être humain ?».

Dans sa réponse, Salah Moulaye Ahmed a commencé par un long commentaire sur le philosophe allemand Martin Heidegger (1889 – 1976), considéré à tort ou à raison comme le plus grand philosophe du XXe siècle (de la philosophie occidentale, s’entend). Ce qui est certain, c’est que Heidegger est un des plus grands métaphysiciens de tous les temps.

Pourquoi parler de Heidegger ? Parce que voilà un homme qui a été témoin de la révolution scientifique opérée par la Physique quantique et la Théorie de la Relativité. Ces découvertes sur l’infiniment petit et l’infiniment grand, qui ont bouleversé notre conception du monde, n’ont pas ébranlé Heidegger dans sa foi en cette tradition philosophique basée sur la Métaphysique. Heidegger est convaincu que depuis Aristote, la philosophie occidentale n’a pas avancé d’un pas.

Il fait sienne la fameuse interrogation de Gottfried Leibniz « Pourquoi y-a-t- il quelque chose plutôt que rien ? », question à propos de laquelle il écrit : « Telle est manifestement la première de toutes les questions….. d’abord parce qu’elle est la plus vaste, ensuite parce qu’elle est la plus profonde, enfin parce qu’elle est la plus originaire »  (« Le principe de raison »). Heidegger prolonge l’ontologie de Parménide et restaure les relations entre philosophie et théologie. Il écrit en effet : « Sans cette provenance théologique, je ne serais jamais parvenu sur mon chemin de pensée » (in « Acheminement vers la parole »).

Heidegger semble ignorer superbement la rupture opérée par Descartes qui, à l’instar de Galilée qui symbolise l’affranchissement de la science naissante de la théologie, a affirmé l’autonomie de la philosophie par rapport à la théologie. Descartes instaure donc une autre tradition philosophique qui incorpore à sa démarche la révolution opérée par les progrès de la science. Cette tradition sera développée par les empiristes anglais (particulièrement Hume), les matérialistes français (les « philosophes des Lumières » dont Voltaire et Diderot) et au XXe siècle le « positivisme logique » (avec le Cercle de Vienne et avec Bertrand Russel).

Heidegger développe une démarche spéculative coupée de l’expérience. Mais ce qu’il faut mettre à son crédit, c’est qu’il pousse les scientifiques à poursuivre leur « rêve métaphysique » tout en sachant qu’il y a entre réalité et métaphysique une frontière que la science ne peut franchir. Pour Max Planck, le fondateur de la physique quantique, la métaphysique n’est pas au début de la science, elle est « le but inaccessible de la science ».

Le deuxième point important de notre réflexion sur les relations entre Heidegger et la science est cette phrase que Heidegger va lancer et qui va faire scandale : « La science ne pense pas ». Même en lisant toute la phrase de Heidegger, on n’est pas forcément mieux fixé : « Elle [la science] ne pense pas parce que sa démarche et ses moyens auxiliaires sont tels qu’elle ne peut pas penser. La relation de la science à la pensée n’est authentique et féconde que lorsque l’abîme qui sépare les sciences et la pensée est devenu visible et lorsqu’il apparait qu’on ne peut jeter sur lui aucun pont ». (« Qu’appelle-t-on penser ? »)

Mais Heidegger oblige les scientifiques à se demander ce que pense la science et si, à l’intérieur de l’activité du scientifique, il y a une pensée sur ce qu’il fait. Certains font la liaison avec la question de l’éthique en science en rappelant la célèbre formule de Rabelais « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Les perspectives insoupçonnées que soulève la révolution scientifique opérée par la Génétique reposent brutalement la question de l’éthique en matière de recherche scientifique. Le fossé entre « intelligence artificielle » et « intelligence humaine » semble tellement se réduire qu’il n’y a plus qu’un petit nombre de gens qui croient que « plus la science avance plus elle a du mal à répondre aux questions les plus simples comme « Comment s’explique le comportement d’un être humain ? » ou encore « Comment nait une idée chez l’être humain ». Pour beaucoup, répondre à ces questions n’est plus aujourd’hui qu’une question de temps.

La « métaphysique » est-elle finalement aussi inaccessible à la science que le pense Max Planck ? Les avancées de la technique du clonage semblent donner raison à ceux qui se posent cette question. Toujours est-il que les progrès réalisés aujourd’hui par la Génétique effraient tellement de décideurs qu’il y a de plus en plus de rencontres au niveau international pour instaurer et renforcer le « principe de précaution » en matière de pratique scientifique : il faut, par exemple, interdire les expériences de clonage d’êtres humains.

La polémique fait fureur à propos de ce principe dont certains contestent même le concept. Il est vrai que pour même le définir, les scientifiques prennent beaucoup de « précautions ». La plus grande contestation vient de certains scientifiques de pays pauvres qui estiment que le « principe de précaution » vise à empêcher ceux de ces pays qui ont quelques grands scientifiques de se hisser au niveau de pays qui dominent le monde. On ne peut s’empêcher, en écoutant ces scientifiques, de penser à la négociation-confrontation entre la Corée du Nord et les Etats-Unis de Donald Trump. 

Salah Moulaye Ahmed, en tant que scientifique et croyant, plaide passionnément pour la généralisation et surtout le respect par tous les scientifiques du « principe de précaution ».

Merci Salah Moulaye Ahmed pour l’ensemble de ton œuvre mais aussi pour ce lobbying. Au seuil du nouvel an, je souhaite que Dieu t’inspire pour d’autres ouvrages tout aussi instructifs !

Pr Chéibane COULIBALY                                                                                      Université Mande Bukari

(Bamako 7 Janvier 2019).

SOUFFRANCE DELICIEUSE, de ALIGO

Format : 13 cm x 21 cm Nombre de page : 164 ISBN : 978-99952-70-15-5

Format : 13 cm x 21 cm
Nombre de page : 164
ISBN : 978-99952-70-15-5

RÉSUMÉ DU LIVRE : Parcours chaotique d’un jeune.
À l’université, une bataille autour de la renommée intellectuelle éclate entre deux brillants étudiants du Département d’anglais. L’un, surnommé Ref, se vante d’avoir envouté l’autre : Bako ou le Cric…
Les études terminées, le Cric devient prof d’allemand. Comment quitter la Zone dégoûtante ou Zone de la rébellion alors qu’il a son salaire de huit mois bloqué par la Cellule des sales affaires ?
Le jeune prof quitte la Zone dégoûtante pour la Petite Ville au grand carrefour très peu exploité. Là, il affronte le Bloc compact composé de professeurs terroristes sexuels. 100-Pitié, président du Bloc compact, charge Coûte-que-Coûte de faire craquer le « sale saint ». Coûte-que-Coûte, très belle élève et maligne, accepte le contrat…
Après une longue séparation, le Cric rencontre son ex-rival (Ref) qui est dans une situation chaotique. L’aider ?
Souffrance délicieuse, où le Ça et le Surmoi sont représentés par de petits génies dans la tête du jeune Bako, est absolument à lire par les psychologues et psychanalystes.

AUTEUR : Aligo (Aly GOÏTA) est né vers 1984 à Toro, dans le cercle de Yorosso (un cercle du Mali faisant frontière avec le Burkina Faso). Il fut scolarisé dans son village natal, passa par Yorosso ville, puis termina ses études secondaires au lycée Koné Danzié de Koutiala en 2003.
Il obtint une maîtrise en anglais bilingue à l’Université de Bamako en 2007, puis le diplôme de l’ENSup de Bamako en 2009. Aligo a pour ambition de devenir écrivain peintre.

Parution : Janvier 2019                                                                                       Disponible dans tous nos points de vente

LE FESTIVAL DES BRIGANDS, Démocratie et fractures sociales au Mali, Tome 2, de ISSA N’DIAYE

Format : 15 cm x 24 cm Nombre de page : 314 ISBN : 978-99952-70-25-4

Format : 15 cm x 24 cm
Nombre de page : 314
ISBN : 978-99952-70-25-4

Résumé du livre  :Les écrits du Professeur Issa N’Diaye, rassemblés ici dans un deuxième tome, décrivent les combats d’hier et d’aujourd’hui pour éclairer ceux de demain, et en les lisant, leur actualité saute aux yeux.
Le Professeur Issa N’Diaye met en lumière les obstacles à surmonter, les luttes à engager, comme le philosophe et le fin analyste politique qu’il est.
Doit-il être considéré comme un lanceur d’alerte ? Les sujets qu’il aborde sont multiples, il appuie toujours là où le Mali a mal, ceci, pour réveiller les
consciences, donner des arguments et engager l’action.

L’auteur :Docteur en philosophie de l’Université de Bourgogne en France, le Professeur Issa N’Diaye, est enseignant chercheur à l’Université de Bamako au Mali. Responsable estudiantin puis syndicaliste enseignant sous la dictature militaire, il connut plusieurs fois la prison et fut radié de la fonction publique. Acteur politique dans la clandestinité, il fut un des animateurs du mouvement démocratique qui contribua à la chute de la dictature.
Il fut ministre de l’Éducation nationale pendant la transition de 1991-1992, puis ministre de la Culture et de la Recherche scientifique dans le premier gouvernement post dictature de 1992-1993. Journaliste, acteur culturel et associatif, il contribua sur différents plans à l’avancée des luttes pour l’approfondissement du processus démocratique. Contrôleur général d’Etat de 1994 à 1998, il s’engagea énergiquement dans la lutte contre la
corruption. Membre fondateur du Forum Civique, il continue à animer la réflexion et l’action pour le renforcement de l’esprit citoyen et démocratique.
Il reste aujourd’hui, un des observateurs les plus lucides de la scène politique malienne.

 Parution : Décembre 2018                                                                                     Disponible dans tous nos points de vente

RITES AGRAIRES EN MILIEU SÉNOUFO, y compris le Ciwara, du CENTRE SENOUFO

Format : 13,5 cm x 21 cm Nombre de page : 116 ISBN : 978-99952-70-22-3

Format : 13,5 cm x 21 cm
Nombre de page : 116
ISBN : 978-99952-70-22-3

Résumé du livre : La collection « Wu Nire » continue l’oeuvre du Père Emilio Escudero, M.Afr (Père Blanc), fondateur du Centre de Recherches pour la Sauvegarde et la Promotion de la Culture Sénoufo (CRSPCS).
A travers cet ouvrage, nous voulons partager les résultats de nos recherches sur les rites agraires en milieu sénoufo, y compris le Ciwara. Le domaine agricole de la société traditionnelle sénoufo regorge des pratiques rituelles dont les valeurs sont inestimables. Ce sont des « pratiques cycliques » qui reposent sur un savoir commun, des conventions, des codes ou des mots de passe qui se cristallisent dans le sacré. Ils constituent une unité de stockage d’informations qui devraient être transmises de génération en génération. Aujourd’hui, nous remarquons avec consternation que la modernisation galopante entraîne de profondes mutations préjudiciables. Nous pensons que l’on peut trouver dans ces pratiques ancestrales des astuces qui permettraient de découvrir des valeurs cardinales pour un développement durable et plus écologique. Plus que jamais, nous avons tous le devoir de contrôler non seulement ce que nous consommons, mais aussi ce que nous produisons.

Auteurs :
Edouard COULIBALY,
Yaya E. BAMBA,
Madou DIAKITÉ,
Bruno SSENNYONDO
Parution : Novembre 2018                                                                                     Disponible dans tous nos points de vente

SILENCE, ON DÉMOCRATISE ! Démocratie et fractures sociales au Mali, Tome 1, de ISSA N’DIAYE

Format : 15 cm x 24 cm Nombre de page : 226 ISBN : 978-99952-70-24-7

Format : 15 cm x 24 cm
Nombre de page : 226
ISBN : 978-99952-70-24-7

Résumé du livre : Le Professeur Issa N’Diaye est tout à la fois universitaire, enseignant chercheur, philosophe et analyste politique, syndicaliste et acteur politique,
militant associatif et culturel. En grand témoin, il livre, pour la première fois, dans ce premier tome, un choix de ses écrits les plus marquants.
Le bilan catastrophique des équipes qui se sont succédées au pouvoir depuis 1992 est tel que d’aucuns en viennent à considérer la dictature militaire qui a géré le pays à partir de 1968 comme un moindre mal. Depuis cette période, d’Alpha Oumar Konaré à ATT, le pays s’est enfoncé dans la médiocrité, la gabegie et la corruption, ouvrant la porte à l’irruption de la mouvance jihadiste sous les oripeaux d’une rébellion ‘indépendantiste’ dans le nord du pays et à des opérations militaires étrangères au prétexte d’une lutte anti-terroriste.
Avec aujourd’hui IBK, le pays continue de s’enfoncer.
La qualité des écrits du Professeur N’Diaye en font un acteur et un témoin attentif de l’histoire et de l’actualité du Mali. Il est important de le donner à lire.

L’auteur : Docteur en philosophie de l’Université de Bourgogne en France, le Professeur Issa N’Diaye, est enseignant chercheur à l’Université de Bamako au Mali. Responsable estudiantin puis syndicaliste enseignant sous la dictature militaire, il connut plusieurs fois la prison et fut radié de la fonction publique. Acteur politique dans la clandestinité, il fut un des animateurs du mouvement démocratique qui contribua à la chute de la dictature. Il fut ministre de l’éducation nationale pendant la transition de 1991-1992, puis ministre de la Culture et de la Recherche Scientifique dans le premier gouvernement post dictature
de 1992-1993. Journaliste, acteur culturel et associatif, il contribua sur différents plans à l’avancée des luttes pour l’approfondissement du processus démocratique.        Contrôleur général d’Etat de 1994 à 1998, il s’engagea énergiquement dans la lutte contre la corruption. Membre fondateur du Forum Civique, il continue à animer la réflexion et l’action pour le renforcement de l’esprit citoyen et démocratique.                                           Il reste aujourd’hui, un des observateurs les plus lucides de la scène politique malienne.

Parution : Novembre 2018                                                                                     Disponible dans tous nos points de vente                                    

deLE NORD MALI, Entre Crises et Constructions de Paix, de YOUNOUSSA HAMARA

Format : 15 cm x 24 cm                                                                                                       Nombre de page :  176                                                                                                         ISBN : 978-99952-70-23-0

Format : 15 cm x 24 cm
Nombre de page : 176
ISBN : 978-99952-70-23-0

Résumé du livre : Cet ouvrage essaie de récapituler les évènements importants, significatifs et marquants sur plusieurs siècles d’histoire dans cet espace appelé aujourd’hui (et depuis peu) le « Nord Mali ». Cette chronologie va démarrer avec les premières organisations réelles de pouvoir connues dans le Bilad-el Soudan et va concerner essentiellement les communautés sociétés qui ont vécu et/ou ont migré dans la zone comprise entre Léré, à l’Ouest, en passant par la bordure Nord du lac faguibine, contournant au NordAraouane et Kidal, jusqu’à l’Est, Ntadjéjit-Sahen-Tamalet, Tabankort, Akabar, Labézenga, descendant au Sud vers Tessit-Intilit Gossi et Sévaré au Centre du Mali.                               Ce livre analyse les enjeux politiques et économiques de l’époque qui fondaient toutes ces guerres et ces affrontements politiques et sociaux avec comme théâtre, hier comme aujourd’hui, la vallée du fleuve Niger, cette vaste charnière nourricière avec ses eaux qui remplissent nos lacs, ses réserves fourragères succulentes, ses poissons, ses villes (nombreuses et millénaires) et son potentiel économique et culturel.

L’auteur : Natif de Gao, l’auteur est diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako et du CIEDEL-Université Catholique de LYON.
De 1992 à 1997, il a enseigné au Burkina et à Bamako avant de s’installer à Gao en 1997 où il a travaillé pendant 15 ans au sein des projets de développement en appui aux collectivités de la région. A ce titre, il a occupé plusieurs postes au sein de ces projets : au Projet d’Appui au Développement Local (PADL-Gao/AFD) de 1998-2004, au PADH (Projet d’Appui à la Décentralisation de l’Hydraulique-CTB) de 2005-2006 et Coordinateur du Programme d’Appui au Développement des Régions Nord Mali (ADERE-Nord-UE) à Gao de 2006-2010.
A partir, de 2011 jusqu’en 2016, il a exercé la fonction d’Assistant Technique National pour la Coopération Technique Belge (CTB) à Kidal, à Gao et à Koulikoro.                               Depuis avril 2018, il occupe, toujours pour l’Agence Belge de Développement, la fonction de Conseiller Technique du PAECSIS dans la Région de Koulikoro. Il a également publié des livres notamment : co-auteur avec Charles GREMONT, André MARTY, Rhissa Ag MOSSA des « Liens sociaux au Nord Mali : récits et témoignages », Ed-Karthala en 2004 et auteur « Décentralisation au Nord Mali : le pouvoir local, de la colonisation à la démocratie : continuité ou rupture ? » dans la revue Traverse (n°22) en 2005 www.gi.globenet.org.
Il a été de 1995 à 1997 : journaliste, puis Directeur de Publication du Journal Satirique
« La Griffe » et Rédacteur en chef du Journal Carrefour en 1996.
Il a aussi animé des émissions sur l’histoire de Gao pour l’ORTM (Télévision et Radio) :
« Résonances Mali » en 2004 et « Gao, ville médiévale » et « Firhoun, une figure de la résistance coloniale » en 2006 et une émission radiophonique sur les « Holley » en 2008.

Parution : Novembre 2018                                                                                     Disponible dans tous nos points de vente

JUSTICE EN AFRIQUE, Ce grand corps malade : le cas du Mali, un ancien ministre témoigne, de MAMADOU ISMAÏLA KONATE

Couverture Justice en Afrique copie

Format : 13,5 cm x 21 cm Nombre de page : 164             ISBN : 978-99952-70-26-1

Résumé du livre : Les maux dont souffre la justice en Afrique sont connus. Décalage entre les grands principes et les pratiques ; hiatus entre grandes affirmations ou autres envolées lyriques et réalisations concrètes ; discordance entre de vieilles conceptions datant du passé colonial et les mentalités décalées dans nos pays ; insuffisance des moyens. Mais surtout, absence de volonté politique. Or, la justice est un des piliers de l’État de droit et le principal baromètre de la gouvernance. La justice est rendue au nom du peuple, qui est et demeure plus que méfiant vis-à-vis de l’institution judiciaire et de ses principaux acteurs, les juges.
     La situation, à la fois préoccupante et désespérante, de la justice en Afrique peut se comprendre même si elle ne s’explique pas toujours. On peut y trouver des explications, mais pas d’excuses. Toutes les justifications du monde ne suffisent pas à dédouaner nos États et nos élites. Nos manquements sont inacceptables et intolérables et nos populations ne nous les pardonnent pas.     

L’auteur : Diplômé en droit des affaires de l’Université de Bordeaux 1, avocat, inscrit aux Barreaux du Mali et de Paris, auteur de plusieurs articles publiés dans les revues spécialisées de droit des affaires (OHADA), Maître Konaté a participé en tant qu’arbitre et conduit plusieurs procédures d’arbitrage devant les centres d’arbitrage en Afrique et en Europe (CCI, CCJA, CPAM). Expert OHADA, ancien garde des Sceaux et ministre de la justice de la République du Mali, ayant une maitrise des questions de politiques publiques en matière de justice, il dispose d’une largesse de vue sur les questions de justice et judiciaires, allant de la sacro-sainte indépendance de la justice, à l’éthique nécessaire en justice, aux équipements et à la logistique pour la bonne distribution de la justice, à l’adaptation des instruments et la modernisation des structures et institutions judiciaires.

 Parution : Novembre 2018                                                                                     Disponible dans tous nos points de vente

Rappel du Manifeste publié le 4 mai 2012

Manifeste des écrivains et activistes culturels du Mali

© Mouvement Malivaleurs

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses zones de notre cher pays, le Mali, sont occupées par les forces du MNLA, de Ansar Ad-Din, AQMI et autres mouvements armés.

Ces forces d’occupation ont créé les conditions d’une profonde déstabilisation de la nation malienne et de ses différentes composantes.

Nous sommes extrêmement préoccupés par la crise que nous vivons, notamment le drame humanitaire vécu par les déplacés et les réfugiés, les veuves et les orphelins. Le meilleur des ressources et potentiels d’un pays, ce sont ses hommes et femmes, ses patrimoines en tous genres ainsi que la paix et la sécurité sans lesquelles il n y a pas de développement durable et de démocratie.

Au nom des patrimoines du Mali, patiemment construits au fur et à mesure des millénaires et des siècles. Au nom des érudits touaregs héritiers des sites d’Es Souk ! Au nom des bâtisseurs d’empire, des savants et écrivains, des explorateurs mandingues ! Au nom des catégories sociales qui ont animé les rites, les rituels et les coutumes ! Au nom des traitants de la savane qui ont bâti les économies précoloniales et les cités marchandes ! An nom des groupes sociaux qui ont fait les systèmes de production! Au nom des chasseurs Donso qui ont fondé les villages et les traditions de défense ! Au nom des artistes et artisans des temps passés, des hommes mémoire qui ont construit les chroniques historiques et les traditions littéraires ! Au nom des traditions de résistance intellectuelle et militaire que nous avons élaborées au cours des siècles, chaque fois que notre espace s’est trouvé menacé ! Au nom du tissu social qui paraissait si bien tissé et des parentés construites par 52 ans de fréquentation au sein de la République ! Au nom de nos contemporains, vous tous qui avez ajouté à ces patrimoines matériels et immatériels !

Nous disons aux forces d’occupation que le cœur du Mali bat en chacun de ses enfants ! Le cœur du Mali bat en chacun de nous ! Que les groupes armés prennent garde ! Qu’ils redoutent la riposte des forces armées conjuguée avec la résistance intérieure !

Nous disons aux forces d’occupation de prendre garde aux patrimoines.

Le patrimoine, ce sont des biens communs, matériels et immatériels, qui appartiennent à tous et dont la communauté toute entière a hérité. Le patrimoine ce sont les manuscrits qui font la singularité et la fierté de Tombouctou, du Mali et de l’Afrique, ce sont les stèles et mausolées, les demeures et les rues anciennes, toutes les structures bâties des villes anciennes, des sites historiques et culturels, tous les savoirs.

Le patrimoine c’est aussi ce qui se bâtit au présent et qui, pour les générations à venir, porte la marque des constructions culturelles. Le patrimoine, ce sont tous les biens et produits culturels, récents ou en cours de construction par les écrivains, les créateurs et les visionnaires contemporains.

Le patrimoine ce sont les chartes sociales et politiques qui lient les communautés, à l’image de Kurukanfuga. Ces chartes fondent les rapports sociaux et les relations inter communautaires. Traces immatérielles et insaisissables, elles fondent la civilité, la paix et l’entente entre individus, entre groupes, entre voisins, entre gens différents.

Le patrimoine, ce sont tous les marqueurs d’identité, plus récents, que sont les monuments, lieux culturels et monuments humains. A cet égard nous élevons une protestation vigoureuse contre les dégradations subies par le monument de Gina Dogon à Douentza, le monument Alfarouk  et les mausolées des saints de Tombouctou. La République du Mali est laïque. Nous condamnons fermement toute atteinte à la diversité culturelle, à la diversité cultuelle et appelons au respect de tous les patrimoines, sans exclusive.

Le Mouvement Malivaleurs, la Coalition Malienne pour la diversité culturelle, le Collectif des écrivains du Mali rassemblés dans PEN-Mali, La Médina, Balanise et tous les activistes culturels lancent le présent appel au MNLA, Ansar Ad-Din, AQMI et autres mouvements armés afin qu’ils respectent tous ces patrimoines qui appartiennent à l’Humanité entière.

Pour compter de cet instant, nous rendons les groupes armés comptables de tous les crimes et violations de droits ! Nous les rendons responsables de toutes les atteintes aux patrimoines ! Pour compter de ce jour nous nous constituons  partie civile contre tous les mouvements armés, leurs cadres dirigeants et leurs membres identifiés. Nous invitons pour ce faire les avocats du Mali et de tous pays à nous appuyer dans ce combat.C’est dans ces patrimoines que la nation va puiser pour tenter de nouer le dialogue.
D’abord et avant tout le dialogue!

Au nom de la raison, de la sagesse et de l’intelligence ! A cause de l’écrasante majorité des populations touaregs et arabes qui portent la République dans leur cœur et qui n’ont pas accepté la partition ! La République doit bien cela à tous ceux du nord du Mali qui participent depuis toujours à la constitution de la richesse nationale ! La République doit bien cela aux nombreux producteurs et travailleurs, cadres intellectuels et agents de l’Etat issus des communautés nomades, qui, en dépit de tout, vivent sur le sol du Mali ! Ou qui ont dû s’expatrier! Au nom de ces républicains, nous devons nous parler plutôt que de faire parler les armes, essayer de panser les blessures, en un mot reconstruire notre pays abîmé et meurtri.

Ceci est un appel à la raison ! Et si le dialogue est épuisé, alors, nous appellerons à la riposte généralisée ! Nos appellerons à la résistance !

Bamako, le 4 mai 2012

Ismaïla Samba Traoré

 

 

 

 

Invitation à une série de conférences-débats

Nous avons le plaisir de vous informer que notre organisation inaugure, à Bamako et dans d’autres villes, une série de conférences-débats afin de répondre au besoin d’informations et de débats sur la crise malienne et ses enjeux pour le monde entier.

Les activités se dérouleront en partenariat avec les rectorats des universités de Bamako, des réseaux sociaux français, maliens et mauritaniens, certains groupes scolaires de Bamako.

Les débats de cette première rencontre seront animés par :

  • Serge Daniel, journaliste à RFI, auteur de l’ouvrage AQMI, l’industrie de l’enlèvement
  • Mohamed Ag Erless et Djibril Koné, chercheurs, auteurs du livre Le patriote et le jihadiste

Date et heure : le samedi 19 Janvier 2012 à partir de 09 heures

Lieu : au siège du Mouvement Malivaleurs à Bako Djikoroni ACI, rue 593, porte 164, près du commissariat de police du 15e arrondissement. (voir plan d’accès 1 et 2)