Ségolène Roy, une ancienne collaboratrice des édtions la Sahélienne, fête les 10 ans de son entreprise !

Elle s’exprime:

 »En 2009 je me suis mise à mon compte pour partir au Mali. J’y ai travaillé avec un écrivain et éditeur malien passionné (je te salue Ismaila, et t’exprime toute ma reconnaissance pour la richesse de cette collaboration avec toi, la confiance que tu m’as faite, et pour le fait que tu aies été un exemple inspirant de personne à l’origine d’un projet personnel et collectif porteur de sens).
Un an plus tard ça a été le Chili. Trois ans après, Barcelone (qui n’est pas l’Espagne, comme chacun·e sait ;) ).
J’ai travaillé comme rédactrice, éditrice, correctrice, réviseuse de traduction (salut Kelly, autre grande inspiratrice devant l’Éternelle !), lectrice (coucou Gilberte !).
Je me suis plongée dans la question des dominations systémiques, le racisme, le genre, et puis toutes celles que je rencontre sur le chemin.
Avec deux profs de SVT nous avons créé SVT Égalité en 2015. Ça a été la découverte de la manière dont nous pouvions avoir un impact au-delà ce que nous pensions possible.
J’ai commencé à me former en communication non violente pour aller des émotions vers l’action, pour nourrir mon besoin de tranquillité, d’espoir… et de transformation sociale, puisque c’est l’une des intentions très fortes de la CNV telle que la concevait Marshall Rosenberg.

Comment je fête ces 10 ans ? En démarrant une activité qui ressemble à qui je suis aujourd’hui. Je veux réunir la professionnelle, la militante et la personne. Je propose du conseil éditorial, de l’éditorial, de la réécriture, dans l’optique d’accompagner la production de publications non discriminantes (dans la mesure de mes moyens actuels !).
Je vais bientôt lancer un site Internet pro (il s’appellera Les trois thés, comme ce rituel découvert au Mali, où à l’amertume succèdent la force puis la douceur), où je partagerai également des articles de blog.

Et surtout, je vais lancer une formation en ligne (une série de PDF et un groupe Facebook) pour apprendre à ÉCRIRE SANS DISCRIMINER.
Je propose à 5 personnes motivées (voire très motivées – elle est très dense) parmi vous, chèr·es ami·es, collaboratrices et contacts, de la suivre et de s’engager à me faire un retour dans 3 semaines.
Prérequis : avoir conscience de l’existence de discriminations multiples à l’échelle de la société et la volonté de regarder ce qui dans son propre langage contribue à les alimenter.

Contactez-moi par message privé ou par mail ! Au plaisir ! »

Coup de cœur 2018 Hommage à Salah Moulaye Ahmed, Pr Cheïbane COULIBALY

prof Cheibane sur le livre du Pr Sallah Moulaye AhmedCoup de cœur 2018

Hommage à Salah Moulaye Ahmed

Je n’ai pas pu résister à la tentation de vous faire partager mon coup de cœur 2018 pour l’ouvrage de Salah Moulaye Ahmed « Les 25 grandes idées qui ont marqué la science et changé le monde ». C’est incontestablement l’ouvrage que j’ai préféré parmi toutes les publications des auteurs maliens que j’ai eu la chance de lire.

En vérité, quand mon ami Chirfi Moulaye Haidara, frère de l’auteur et ami de l’éditeur, m’a demandé de lire le manuscrit et de les aider à « enlever les coquilles et redresser éventuellement certaines phrases », j’ai très vite oublié cette tâche : le livre était très bien écrit et le talent de conteur de l’auteur est bien ce qui sied à un ouvrage de « vulgarisation des sciences ». Ce livre m’a tout de suite fait penser au célèbre « Les découvreurs : d’Hérodote à Copernic, de Christophe Colomb à Einstein, L’aventure de ces hommes qui inventèrent le monde » de Daniel Boorstin.

Salah Moulaye Ahmed est sans aucun doute un érudit : l’ensemble de son œuvre (dont « L’apport scientifique arabe à travers les grandes figures de l’époque classique » commandité et édité par l’UNESCO) le montre clairement. Très vite, je suis devenu fier que de tels ouvrages aient été écrits par un Malien. Je m’en voulais de n’avoir pas connu plus tôt ce scientifique d’une  envergure hors du commun.

Au lancement du livre, j’eus quelque consolation : des personnalités présentes « avouaient » n’avoir pas connu plus tôt Salah Moulaye Ahmed. Cet homme de savoir est d’une si grande modestie ! Merci donc à La Sahélienne d’avoir édité son ouvrage.

Beaucoup de participants à la cérémonie ont souligné le caractère didactique du livre, notamment en matière d’initiation à l’étude des sciences.

Je me devais d’attirer l’attention sur l’utilité de cet ouvrage pour l’enseignement de l’épistémologie. Pour en convaincre les autres, j’ai invité l’auteur à parler de cette dimension de son œuvre en lui posant la question suivante : « Que pensez-vous de cette affirmation de certains épistémologues qui disent que plus la science avance, plus elle a du mal à répondre aux questions les plus simples comme par exemple qu’est ce qui permet d’expliquer le comportement d’un être humain ?».

Dans sa réponse, Salah Moulaye Ahmed a commencé par un long commentaire sur le philosophe allemand Martin Heidegger (1889 – 1976), considéré à tort ou à raison comme le plus grand philosophe du XXe siècle (de la philosophie occidentale, s’entend). Ce qui est certain, c’est que Heidegger est un des plus grands métaphysiciens de tous les temps.

Pourquoi parler de Heidegger ? Parce que voilà un homme qui a été témoin de la révolution scientifique opérée par la Physique quantique et la Théorie de la Relativité. Ces découvertes sur l’infiniment petit et l’infiniment grand, qui ont bouleversé notre conception du monde, n’ont pas ébranlé Heidegger dans sa foi en cette tradition philosophique basée sur la Métaphysique. Heidegger est convaincu que depuis Aristote, la philosophie occidentale n’a pas avancé d’un pas.

Il fait sienne la fameuse interrogation de Gottfried Leibniz « Pourquoi y-a-t- il quelque chose plutôt que rien ? », question à propos de laquelle il écrit : « Telle est manifestement la première de toutes les questions….. d’abord parce qu’elle est la plus vaste, ensuite parce qu’elle est la plus profonde, enfin parce qu’elle est la plus originaire »  (« Le principe de raison »). Heidegger prolonge l’ontologie de Parménide et restaure les relations entre philosophie et théologie. Il écrit en effet : « Sans cette provenance théologique, je ne serais jamais parvenu sur mon chemin de pensée » (in « Acheminement vers la parole »).

Heidegger semble ignorer superbement la rupture opérée par Descartes qui, à l’instar de Galilée qui symbolise l’affranchissement de la science naissante de la théologie, a affirmé l’autonomie de la philosophie par rapport à la théologie. Descartes instaure donc une autre tradition philosophique qui incorpore à sa démarche la révolution opérée par les progrès de la science. Cette tradition sera développée par les empiristes anglais (particulièrement Hume), les matérialistes français (les « philosophes des Lumières » dont Voltaire et Diderot) et au XXe siècle le « positivisme logique » (avec le Cercle de Vienne et avec Bertrand Russel).

Heidegger développe une démarche spéculative coupée de l’expérience. Mais ce qu’il faut mettre à son crédit, c’est qu’il pousse les scientifiques à poursuivre leur « rêve métaphysique » tout en sachant qu’il y a entre réalité et métaphysique une frontière que la science ne peut franchir. Pour Max Planck, le fondateur de la physique quantique, la métaphysique n’est pas au début de la science, elle est « le but inaccessible de la science ».

Le deuxième point important de notre réflexion sur les relations entre Heidegger et la science est cette phrase que Heidegger va lancer et qui va faire scandale : « La science ne pense pas ». Même en lisant toute la phrase de Heidegger, on n’est pas forcément mieux fixé : « Elle [la science] ne pense pas parce que sa démarche et ses moyens auxiliaires sont tels qu’elle ne peut pas penser. La relation de la science à la pensée n’est authentique et féconde que lorsque l’abîme qui sépare les sciences et la pensée est devenu visible et lorsqu’il apparait qu’on ne peut jeter sur lui aucun pont ». (« Qu’appelle-t-on penser ? »)

Mais Heidegger oblige les scientifiques à se demander ce que pense la science et si, à l’intérieur de l’activité du scientifique, il y a une pensée sur ce qu’il fait. Certains font la liaison avec la question de l’éthique en science en rappelant la célèbre formule de Rabelais « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Les perspectives insoupçonnées que soulève la révolution scientifique opérée par la Génétique reposent brutalement la question de l’éthique en matière de recherche scientifique. Le fossé entre « intelligence artificielle » et « intelligence humaine » semble tellement se réduire qu’il n’y a plus qu’un petit nombre de gens qui croient que « plus la science avance plus elle a du mal à répondre aux questions les plus simples comme « Comment s’explique le comportement d’un être humain ? » ou encore « Comment nait une idée chez l’être humain ». Pour beaucoup, répondre à ces questions n’est plus aujourd’hui qu’une question de temps.

La « métaphysique » est-elle finalement aussi inaccessible à la science que le pense Max Planck ? Les avancées de la technique du clonage semblent donner raison à ceux qui se posent cette question. Toujours est-il que les progrès réalisés aujourd’hui par la Génétique effraient tellement de décideurs qu’il y a de plus en plus de rencontres au niveau international pour instaurer et renforcer le « principe de précaution » en matière de pratique scientifique : il faut, par exemple, interdire les expériences de clonage d’êtres humains.

La polémique fait fureur à propos de ce principe dont certains contestent même le concept. Il est vrai que pour même le définir, les scientifiques prennent beaucoup de « précautions ». La plus grande contestation vient de certains scientifiques de pays pauvres qui estiment que le « principe de précaution » vise à empêcher ceux de ces pays qui ont quelques grands scientifiques de se hisser au niveau de pays qui dominent le monde. On ne peut s’empêcher, en écoutant ces scientifiques, de penser à la négociation-confrontation entre la Corée du Nord et les Etats-Unis de Donald Trump. 

Salah Moulaye Ahmed, en tant que scientifique et croyant, plaide passionnément pour la généralisation et surtout le respect par tous les scientifiques du « principe de précaution ».

Merci Salah Moulaye Ahmed pour l’ensemble de ton œuvre mais aussi pour ce lobbying. Au seuil du nouvel an, je souhaite que Dieu t’inspire pour d’autres ouvrages tout aussi instructifs !

Pr Chéibane COULIBALY                                                                                      Université Mande Bukari

(Bamako 7 Janvier 2019).

Concours national « Transcrire la mémoire de notre société »

Un article est paru sur la conférence de presse du concours national  : « Transcrire la mémoire de notre société »,  initié par le mouvement Malivaleurs en partenariat avec La Sahélienne éditions, PEN Mali, le ministère de l’Éducation nationale et la radio Tabalé.

C’est un concours de recherche et d’écriture ouvert du 1er juin au 7 septembre 2015. Il s’agit de faire des investigations sur les hommes et femmes bâtisseurs, travailleurs infatigables, patriotes, citoyens exemplaires en écrivant leurs parcours. Les leçons tirées de ces récits de vie pourraient profiter aux nouvelles générations pour bâtir un pays apaisé, un Mali meilleur.

se tenir la mainn

Le concours prévoit des prix selon la catégorie d’âge (junior et senior).

Pour participer au concours, contacter la commission d’organisation :
tél. : + 223 75 71 72 38
courriel : sahelienneedition@yahoo.fr ou malivaleurs@yahoo.fr

Voir le règlement du concours sur le site du mouvement Malivaleurs.

Vente solidaire pour Sirafily Diango

Sirafily Diango, auteur de la pièce Il pleut sur le Nord, parue aux éditions La Sahélienne en 2013, est dans un état de santé nécessitant une intervention urgente en dehors du Mali.
Afin de l’aider à réunir les fonds nécessaires, le « Collectif pour Sirafily » a été créé par les éditions Tombouctou, les éditions La Sahélienne, la Ligue des écrivains du Mali, la Coalition malienne pour la diversité culturelle et la famille de Sirafily. Il organise une vente solidaire de son ouvrage au lycée français et à l’Institut français de Bamako.
Les éditions La Sahélienne vous engagent à diffuser l’information et vous remercient chaleureusement de votre soutien.

« Sous fer », roman de Fatoumata Keïta, primé deux fois

Le roman de Fatoumata Keïta Sous fer, paru en 2013, a reçu deux prix en 2015 : le prix Massa-Makan-Diabaté et le prix de la Première dame.

L’identité des Soumaoro-Kanté, de Soumaïla Soumaoro

L'identité des Soumaoro-Kanté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture : À l’opposé des traditions de cour du Manden, les versions exposées ici valorisent à juste titre la figure de Soumaoro Kanté, plus connu sous le nom de Soumangourou. À travers les nombreuses sources des traditionnistes de Wadagu et d’autres contrées, l’auteur met en évidence des aspects du personnage jusque-là occultés par la chronique de ceux qui l’ont vaincu en 1235 à la célèbre bataille de Kirina. Il est permis de faire néanmoins une lecture distanciée de ce document, une lecture contradictoire, même, car c’est le propre des personnages historiques de se prêter à plus d’une interprétation. La dimension littéraire des traditions synthétisées ici permet d’échapper aux affirmations et certitudes historiques. Car nous baignons en plein mythe, mythes fondateurs et légendes qui voient s’animer des ancêtres lointains de la plurielle identité malienne.

L’auteur : Soumaïla Soumaoro est né vers 1960 à Bamako, capitale du Mali. Il fit ses études secondaires dans sa ville natale et embrassa le commerce. Aujourd’hui travaillant dans la société civile, il exerce dans l’industrie de transformation et s’intéresse à l’histoire du royaume de Sosso.
Ce travail est la synthèse des traditions orales auxquelles il a eu accès, traditions qui contribuent au renforcement de la conscience identitaire des Soumaoro Kanté de la nouvelle génération.

Parution : 2014
Hors collection
ISBN : 978-99952-54-56-8

Acheter le livre :
- Dans tous les points de vente des éditions La Sahélienne

Partenariat entre l’université des lettres et des sciences humaines de Bamako et les Presses universitaires du Sahel

Les mémoires et thèses de qualité produits par les universitaires restent en majeure partie sans suite, faute de dispositif d’accompagnement pour leur édition et leur publication. Pour mettre fin à cette situation, l’université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB) et les Presses universitaires du Sahel (PUS) ont décidé de se donner la main par la signature d’une convention de partenariat. C’était le mardi 13 mai 2014.

L’évènement s’est déroulé dans les locaux des PUS, à Baco Djicoroni ACI. Il a réuni le recteur de l’ULSHB, Macki SAMAKE, le directeur-fondateur des PUS, Ismaël Samba TRAORE, l’ambassadeur Moussa Makan CAMARA, l’écrivaine Hanane KEITA et plusieurs journalistes.

Le partenariat entre les PUS et l’ULSHB portera sur la publication et la diffusion des travaux (mémoires, thèses et revues scientifiques) de l’ULSHB ainsi que l’organisation de fora sur des sujets relevant des lettres et des sciences humaines.  L’opportunité est ainsi offerte aux universitaires d’ajouter une plus-value à leurs œuvres et de se faire connaître au niveau international par la publication d’ouvrages.

Les PUS sont connues pour leur leadership en édition, en création de manuels et brochures.

À l’issue de la cérémonie, le directeur des PUS a remis un lot de livres récemment publiés par sa maison dont L’enseignement supérieur au Mali. 1963-2012, du professeur Daouda DIALLO et Cinquante ans d’actions de développement de la santé au Mali, du professeur Sanoussi KONATE.