Concours national « Transcrire la mémoire de notre société »

Un article est paru sur la conférence de presse du concours national  : « Transcrire la mémoire de notre société »,  initié par le mouvement Malivaleurs en partenariat avec La Sahélienne éditions, PEN Mali, le ministère de l’Éducation nationale et la radio Tabalé.

C’est un concours de recherche et d’écriture ouvert du 1er juin au 7 septembre 2015. Il s’agit de faire des investigations sur les hommes et femmes bâtisseurs, travailleurs infatigables, patriotes, citoyens exemplaires en écrivant leurs parcours. Les leçons tirées de ces récits de vie pourraient profiter aux nouvelles générations pour bâtir un pays apaisé, un Mali meilleur.

se tenir la mainn

Le concours prévoit des prix selon la catégorie d’âge (junior et senior).

Pour participer au concours, contacter la commission d’organisation :
tél. : + 223 75 71 72 38
courriel : sahelienneedition@yahoo.fr ou malivaleurs@yahoo.fr

Voir le règlement du concours sur le site du mouvement Malivaleurs.

Vente solidaire pour Sirafily Diango

Sirafily Diango, auteur de la pièce Il pleut sur le Nord, parue aux éditions La Sahélienne en 2013, est dans un état de santé nécessitant une intervention urgente en dehors du Mali.
Afin de l’aider à réunir les fonds nécessaires, le « Collectif pour Sirafily » a été créé par les éditions Tombouctou, les éditions La Sahélienne, la Ligue des écrivains du Mali, la Coalition malienne pour la diversité culturelle et la famille de Sirafily. Il organise une vente solidaire de son ouvrage au lycée français et à l’Institut français de Bamako.
Les éditions La Sahélienne vous engagent à diffuser l’information et vous remercient chaleureusement de votre soutien.

« Sous fer », roman de Fatoumata Keïta, primé deux fois

Le roman de Fatoumata Keïta Sous fer, paru en 2013, a reçu deux prix en 2015 : le prix Massa-Makan-Diabaté et le prix de la Première dame.

L’identité des Soumaoro-Kanté, de Soumaïla Soumaoro

L'identité des Soumaoro-Kanté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture : À l’opposé des traditions de cour du Manden, les versions exposées ici valorisent à juste titre la figure de Soumaoro Kanté, plus connu sous le nom de Soumangourou. À travers les nombreuses sources des traditionnistes de Wadagu et d’autres contrées, l’auteur met en évidence des aspects du personnage jusque-là occultés par la chronique de ceux qui l’ont vaincu en 1235 à la célèbre bataille de Kirina. Il est permis de faire néanmoins une lecture distanciée de ce document, une lecture contradictoire, même, car c’est le propre des personnages historiques de se prêter à plus d’une interprétation. La dimension littéraire des traditions synthétisées ici permet d’échapper aux affirmations et certitudes historiques. Car nous baignons en plein mythe, mythes fondateurs et légendes qui voient s’animer des ancêtres lointains de la plurielle identité malienne.

L’auteur : Soumaïla Soumaoro est né vers 1960 à Bamako, capitale du Mali. Il fit ses études secondaires dans sa ville natale et embrassa le commerce. Aujourd’hui travaillant dans la société civile, il exerce dans l’industrie de transformation et s’intéresse à l’histoire du royaume de Sosso.
Ce travail est la synthèse des traditions orales auxquelles il a eu accès, traditions qui contribuent au renforcement de la conscience identitaire des Soumaoro Kanté de la nouvelle génération.

Parution : 2014
Hors collection
ISBN : 978-99952-54-56-8

Acheter le livre :
- Dans tous les points de vente des éditions La Sahélienne

Partenariat entre l’université des lettres et des sciences humaines de Bamako et les Presses universitaires du Sahel

Les mémoires et thèses de qualité produits par les universitaires restent en majeure partie sans suite, faute de dispositif d’accompagnement pour leur édition et leur publication. Pour mettre fin à cette situation, l’université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB) et les Presses universitaires du Sahel (PUS) ont décidé de se donner la main par la signature d’une convention de partenariat. C’était le mardi 13 mai 2014.

L’évènement s’est déroulé dans les locaux des PUS, à Baco Djicoroni ACI. Il a réuni le recteur de l’ULSHB, Macki SAMAKE, le directeur-fondateur des PUS, Ismaël Samba TRAORE, l’ambassadeur Moussa Makan CAMARA, l’écrivaine Hanane KEITA et plusieurs journalistes.

Le partenariat entre les PUS et l’ULSHB portera sur la publication et la diffusion des travaux (mémoires, thèses et revues scientifiques) de l’ULSHB ainsi que l’organisation de fora sur des sujets relevant des lettres et des sciences humaines.  L’opportunité est ainsi offerte aux universitaires d’ajouter une plus-value à leurs œuvres et de se faire connaître au niveau international par la publication d’ouvrages.

Les PUS sont connues pour leur leadership en édition, en création de manuels et brochures.

À l’issue de la cérémonie, le directeur des PUS a remis un lot de livres récemment publiés par sa maison dont L’enseignement supérieur au Mali. 1963-2012, du professeur Daouda DIALLO et Cinquante ans d’actions de développement de la santé au Mali, du professeur Sanoussi KONATE.

Café littéraire avec Sega Goundiam et Serge Daniel jeudi 5 juin 2014 à 17h

La Sahélienne GROUP et le mouvement Malivaleurs organisent un café littéraire avec :

 

− Sega Goundiam, auteur du livre Mali. Réflexions sur un enchaînement de crises. De l’écroulement à l’émergence, Bamako : La Sahélienne, 2014. Voir la revue de presse autour de ce livre dans sa notice.

− Serge Daniel, auteur du livre Les mafias du Mali. Trafics et terrorisme au Sahel, Paris : Descartes et Cie, 2014.

La rencontre se déroulera ce jeudi 5 juin 2014 à partir de 17 heures
au siège de La Sahélienne à Bako Djikoroni ACI, rue 593 porte 164,
près du commissariat de police du 15e arrondissement de Bamako (voir plan d’accès)

Représentation théâtrale « Il pleut sur le Nord » samedi 17 mai 2004 à 19h

La Sahélienne Group et la troupe Destins Croisés informent  le public qu’elles organisent ce samedi 17 mai 2014 à partir de 19 heures au siège de La Sahélienne à Bako Djikoroni ACI à Bamako (voir coordonnées et plan d’accès) une rencontre littéraire autour du livre Il pleut sur le Nord de Sirafily Diango, professeur de lettres au lycée Massa-Makan-Diabaté.

La représentation théâtrale de l’œuvre sera suivie d’un débat avec l’auteur.
Dégustation de gourmandises : takoula, fari, etc

Votre participation est fortement souhaitée.

Contacts
Sirafily : 76 10 58 47
Bintou : 66 89 33 72

Mali. Réflexions sur un enchaînement de crises. De l’écroulement à l’émergence de Séga Goundiam

Mali. Réflexions sur un enchaînement de crises. De l'écroulement à l'émergence

L’auteur : Séga Goundiam est titulaire d’un doctorat de mathématiques, spécialité informatique à l’université de Nancy-I (France). Cadre-manager pendant une trentaine d’années au sein d’une multinationale à des postes à responsabilités, il a exercé parallèlement une activité de professeur d’université en France et au Mali.
Conférencier à de multiples occasions sur les indépendances africaines et la crise de 2012 au Mali, il a participé également à différentes émissions dans des médias internationaux au sujet des crises au Mali (analyse des causes, solutions de sortie possibles, leçons à tirer). Séga Goundiam intervient depuis plusieurs années dans le cadre du projet TOKTEN (Transfert de connaissances par l’intermédiaire des nationaux expatriés) et auprès de PME et PMI au Mali.

Parution : 2014
Coll. Regards sur une crise
Coédition avec les Presses universitaires du Sahel.
138 p.
ISBN : 978-99952-54-02-5
Format : 12 x 20 cm

Acheter le livre :
- Dans tous les points de vente des éditions La Sahélienne

Revue de presse :

Hommage à l’ethnologue et historien Youssouf Tata Cissé

Karamoko Youssouf, I ni wale

Permettez qu’en prenant la parole ici, je m’exprime au nom de certains collectifs qui tiennent à rendre hommage au professeur Youssouf Tata Cissé qui nous a quittés.

– Il s’agit du réseau de parents et amis, ici représenté par M. Kader Samaké et vous tous ;

– Il s’agit de ses nombreux collaborateurs enseignants-chercheurs, institutions maliennes et françaises confondues ;

– Il s’agit des milliers d’étudiants, enseignants et chercheurs qui l’ont fréquenté ;

– Il s’agit du collectif d’écrivains PEN Mali dont je suis le président… Il s’agit de la communauté des professionnels du livre et de l’écrit.

Le Mali salue aujourd’hui à travers cet homme un savant immense ! Un grand donso ! Un des chercheurs et écrivains maliens les plus illustres ! Un professeur iconoclaste qui a su se rendre disponible pour de nombreux chercheurs et étudiants.

Il a en effet contribué à l’Institut des sciences humaines du Mali, au Centre national de la recherche scientifique de France et à la prestigieuse Sorbonne, à qualifier notre pays et ses traditions orales, à apporter le témoignage de la qualité de nos systèmes pluricentenaires de transmission des savoirs et des patrimoines.

Le Mali, ses enseignants, chercheurs et écrivains joignent leurs voix à la mienne pour saluer l’ethnologue et historien de race qui a recueilli le meilleur des matériaux sur les grands empires, avec certains des traditionnistes les plus qualifiés. Disant cela, je salue la mémoire de Wa Kamisoko, son ami, son frère et fidèle compagnon… Le Mali salue en Youssouf Tata Cissé un chercheur qui a consacré toutes ses ressources et toute son énergie à son travail et qui a publié ses travaux, ce n’est pas le moindre de ses mérites.

Le travail titanesque qu’il a abattu s’est révélé être souvent un véritable combat, qu’il a livré et gagné, contre une frange d’académiciens qui ne voulaient pas reconnaître aux traditions orales la qualité de sources crédibles pour l’établissement de l’histoire africaine.

Youssouf Tata Cissé a terminé sa carrière au plus haut sommet académique.

Il est :
médaillé d’honneur du CNRS (France)
officier de la Légion d’honneur (France)
officier de l’Ordre national du Mali

I Cissé ! Tu as amplement mérité toutes ces distinctions.

Que seraient les études mandingues sans toi, que seraient les études maliennes sans toi ?

Nous sommes nombreux à avoir formulé le projet que tu puisses t’adresser à des cercles encore plus élargis. Car c’est la vocation des monuments humains comme toi, de dispenser leur savoir au sein et en dehors de l’école. Comme un grand karamako ! Car tu étais à toi tout seul une université vivante qui enseignait la connaissance de soi, en décryptant à merveille l’onomastique et la trame complexe des processus migratoires et de peuplement du Sahel. Tu pouvais parler du Mali, de Kayes à Kidal, en ethnologue dont le savoir foisonnant laissait complètement bouche ouverte ceux qui venaient à toi.

An balimaw, nous venons de perdre le plus grand historien-archiviste de notre pays. Il savait des choses sur toutes choses. L’une des marques de ce type de monument humain, c’est qu’à son contact, on ne se sent pas suffisamment intelligent, pas suffisamment de mémoire pour retenir tout ce qu’il vous raconte.

Comment cet homme a-t-il été bâti ? Formé ? Éduqué ? Où a-t-il pu capter une mémoire aussi immense ? Comment faisait-il pour être jeune avec les jeunes, pour se mettre au niveau du plus humble des disciples ? Pour être généreux et donner tout son temps à tous dans sa maison-université du boulevard Pereire ?
Dieu le Clément et Miséricordieux sait reconnaître les gens de mérite et mon « koro » ira au paradis, Incha’allah, comme tous les grands maîtres qui ont passé leur vie à transmettre leur savoir… avec générosité. Les ouvrages qu’il laisse derrière lui et ses travaux non encore publiés constituent une immense contribution pour la mémoire de nos sociétés maliennes et sahéliennes.
La charte du Mandé ou encore Manden Kalikan qu’il a mis en évidence a été reconnue par les Nations unies en 2008 comme source des droits de l’homme et inscrite depuis 2009 par l’Unesco au patrimoine immatériel de l’humanité.

Youssouf Tata Cissé, ce fut tout cela ! Et beaucoup plus encore !

Les collectifs dont je fais partie prennent l’engagement de perpétuer ta mémoire, koro Youssouf…

I Cissé ! Repose en paix !

Par Ismaïla Samba TRAORÉ,
Président du mouvement Malivaleurs
Président du collectif d’écrivains PEN Mali

Moussa Konaté, l’anti-musalaka

An balimaw aw salam Aleikoum !
Minisiri Buruno Mayiga
Konatéla kaw ! Furunyogonw ! siginyogonw ! baarakenyogonw ! Tériw ! balimaw !
Aw bè bonya bè Kuma la
Nin dakuru nyè damado ye taasibila ye k’a nyèsin banbagato ma. Ka bo a jènyogonw ni barakènyogonw yoro, n’oyé écrivainw ni éduteuruw ye.

L’honneur me revient, en cet instant chargé de tristesse, de prendre la parole au nom de l’OMEL dont le président Hamidou Konaté ici présent, au nom de la Ligue des Écrivains du Mali dont le président Doumbi Fakoly ici présent, au nom du collectif d’écrivains PEN International Mali, au nom des écrivains maliens dans leur ensemble, au nom des éditeurs maliens dans leur ensemble, au nom de tous les professionnels du livre et de l’écrit, du Mali, d’Afrique, de France et du monde dont certains ont fraternisé grâce à Étonnants Voyageurs, au nom de tous les militants qui font bouger le monde par leur réflexion et leurs écrits, l’honneur me revient donc de transmettre les sentiments que nous éprouvons avec la disparition de Moussa Konaté.

Je voudrais trouver les mots qu’il faut pour dire à tous ce que fut la place de Moussa Konaté dans l’histoire des idées, le combat démocratique, le combat pour le rayonnement de l’éducation et de la culture. Le combat pour la professionnalisation des métiers du livre au Mali. Le combat pour faire du Mali une destination pour les écrivains du monde entier, à travers le festival Étonnants Voyageurs dont il était coprésident.

C’est donc un sujet vaste ! Très vaste ! Moussa a embrassé tout ça ! Et plus encore !

Le temps et les circonstances ne nous permettent pas d’évoquer sa vie, ses écrits, ses engagements, tous ces combats multiformes qu’il a livrés. L’homme a écrit et publié près de quarante livres. Quarante livres destinés à documenter maîtres d’écoles et professeurs d’ici et d’ailleurs ! Élèves et étudiants d’ici et d’ailleurs ! Journalistes et chercheurs d’ici et d’ailleurs! Hommes politiques et décideurs de tous niveaux ! Mais aussi, agriculteurs, artisans et pasteurs qui sont alphabétisés en langues maliennes.

Près de quarante ouvrages de réflexion critique, d’essais politiques, romans, pièces de théâtre, littérature de jeunesse.

Que de nuits blanches faut-il dans une vie pour écrire seulement un ou deux livres ? Moussa a utilisé son capital vie pour écrire. Il s’est consumé pour créer. Il a fallu beaucoup de renoncements et beaucoup de distance par rapport aux bruits du quotidien, pour se soustraire et créer. Dans la solitude la plus extrême. Peu de gens en une génération peuvent réussir ce qu’il a fait.

Lui l’a réussi, lui l’anti-Musalaka ! L’anticonformiste ! Le forçat de l’écriture pour employer une expression qui fut donnée à Balzac !

Cet homme n’est pas mort, car il survit à travers ses écrits, sa pensée ! C’est bien la sagesse chinoise qui a dit que « pour être un homme, il faut avoir planté un arbre ou écrit un livre » !

Famille Tiény Konaté, vous qui avez donné au Mali tant de fils et filles illustres, permettez que je salue quelques-uns des aînés de cette famille, au premier rang desquels mon homonyme Ismael Konaté, un innovateur de premier plan, homme de cœur et de conviction qui a brillé par la qualité et la pertinence de ses engagements, le Pr Sanoussi Konaté, qui signe un remarquable ouvrage sur cinquante ans de politique de santé au Mali… Tous les autres que je ne saurais nommer. Que l’on me permette de terminer par le cadet, Ousmane Tiény, romancier et critique littéraire reconnu… vous qui avez donné au Mali tant de fils et filles illustres, je vous vous prie s’accepter la reconnaissance et les condoléances de l’OMEL, de PEN International Mali, de la Ligue des Écrivains du Mali. Pour avoir donné au Mali et à l’Afrique l’écrivain malien le plus important de sa génération.

Salut, Moussa ! Les confrères et la nation malienne toute entière te disent ceci :

Tu as rempli ta part de contrat dans la construction de la grande bibliographie malienne et africaine. Tu as rempli ta part dans l’édification d’une école et d’une société maliennes mieux ancrées. Tu as rempli ta part de militant dans le combat pour les libertés.

Au cours des années 1980, tes lecteurs et ton cercle d’amis sentaient déjà que tu repousserais toutes les limites de l’engagement. Car ta passion du Mali était densifiée par ta capacité d’indignation, ton refus de la complaisance et de la médiocrité. Tu as compris avant beaucoup de gens que nous étions dans une crise de valeurs et par conséquent dans une crise de société tout à fait insidieuse. En cela tu fus un visionnaire.

Tu as su dénoncer les dérives politiques à un moment où les militants étaient rares. Tu as pris des risques politiques sans limites avec certains de tes écrits. La médiocrité dans laquelle le pays était tombé t’empêchait de dormir !

Ta conversation était obsessionnellement orientée sur le pays, ce qu’il était devenu. Tu débattais tout le temps. Jusqu’à déprimer. Rarement nous avons rencontré un homme comme toi, obsédé par son pays. Et lorsque tu t’es expatrié, ce fut pour mieux te consacrer au Mali. Après avoir contribué à créer des emplois ici, tu as posé aussi un pont entre le Mali et le monde. À travers ta présence dans les médias et forums, à travers ta société de diffusion, à travers Étonnants Voyageurs ! Tu as contribué à donner du Mali l’image d’un pays qui pense ! Qui se bat ! Qui apporte de la qualité dans l’échange mondial. Tu as admirablement servi ton pays et l’Afrique. Sans penser à ton propre confort, sans ménager ton énergie et ta santé.

Ce que tu laisses derrière toi est impérissable.

Puisse Dieu inscrire cette immense contribution au titre de tes Baradji et Sininyèsigi.

Pour terminer, j’invite mes compatriotes à méditer ces phrases du penseur arabe malien Sidi Yehia Et Tadelsi, qui vécut à Tombouctou au XVe siècle et qui a donné son nom à une mosquée de cette ville :

Et Tadelsi a écrit ceci :
Souviens-toi le souvenir est plein d’enseignements utiles ;
dans ses replis il y a de quoi désaltérer l’élite de ceux qui viennent boire ;
N’as-tu pas vu que si la trace de ceux qui mettent de l’ardeur
à être généreux mérite d’être citée, la trace laissée par les penseurs
est plus digne d’être estimée encore.
La disparition d’une intelligence de ce monde est un deuil
qui se manifeste en tous pays et chez les hommes de valeur.

Ismaïla Samba Traoré
Écrivain et éditeur
Président du collectif d’écrivains PEN Mali
Porte-parole