Ma Famille, de Cheick Tidiane Traoré, écrivain à 10 ans

 

Livre de cheick TidianeQuatrième de couverture et auteur :Checik Tidiane est né en 2005 à Bamako. Il a été initié à l’écriture au sein des ateliers de PEN MALI à partir de 2012. Ce benjamin de la littérature malienne est l’auteur d’un autre texte intitulé « la Tristesse » et il a coécrit « Mon frère Ismael » avec sa petite nièce Fatoumata Dramé. Ce livre  » Ma Famille » a été publié grâce à l’appui technique et financier du centre  PEN Mali qui milite pour l’éducation et le leadership des jeunes. Il est également membre du club Littéraire et Artistique du centre PEN Mali de l’école Sacrés coeur

Parution : 2016
ISBN : 978-99952-54-62-9
Format : 20 x 20 cm

Illustrations :Karim Diallo

ISBN 978 99952 70 04 9

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Tchakou le perroquet, de Diadji Dicko

Nous retrouvons, dans cet album à hauteur de tout petit, le jeune héros (il a un peu grandi !) de Nabi mon frère, Nabi, en compagnie de son ami le perroquet Tchakou. Une histoire d’amitié toute en sensibilité. « Mon ami Tchakou, je lui parle tous les jours. Il comprend tout. » Tchakou, un confident hors pair, sincère, compréhensif, adulte…

Un album tout simple. Des observations à la première personne et des questions, « Est-ce que les perroquets font des bébés ? » par exemple, qui resteront évidemment sans réponses… Un album attachant par la complicité qui unit l’enfant à son ami, et la tendresse qui s’en dégage.

Illustrations : Nafogo Coulibaly

Parution : 2010

Les jumelles du Kurumari, d’Ismaïla Samba Traoré

Ce petit roman, presque une nouvelle, prend comme point d’appui, la gémellité. On sait à quel point en Afrique (mais pas seulement) et quels que soient les peuples, elle peut être source de fierté, de croyances, d’interprétations, de rituels, voire de pouvoirs… pour ne rien dire de la fascination universelle qu’elle suscite. À Farabougou donc, naissent dans la joie générale, Adam et Hawa, petites filles en tous points semblables. Charmantes, travailleuses et bien élevées, ainsi grandissent-elles, devenant du même coup fort sollicitées et bien vulnérables, notamment la plus jolie des deux… Le père la verrait bien mariée, la sœur ne sait que faire pour la remettre sur le droit chemin et la prémunir d’une telle perspective. Heureusement, les livres de la bibliothèque sont là, et aussi les camarades d’école et leur directeur, mobilisés avec bientôt tout le village : l’école pour laquelle tout le monde s’est battu est la meilleure des voies contre l’obscurantisme. Les parents retrouvent leur bon sens. Tout finit bien.

Le propos, on le voit, est résolument démonstratif. Le plus dur étant de lire, sans la moindre des poésies et dans les termes les plus crus, tous les désastres physiques qui guettent les jeunes filles trop légères, tout cela rompant avec le ton premier du récit (où on apprécie de lire les us et coutumes autour des jumeaux au Mali). Ou comment la littérature jeunesse se met, en y perdant parfois son charme, au service de l’éducation. Le petit ouvrage se clôt par quatre cas de gémellités « extrêmes » dans le monde.

Illustrations : Karim Diallo.

Parution : 2010

Maya et Taya, d’Ismaïla Samba Traoré

Maya est un beau bébé, mais son père s’apercevant de son handicap (atrophie des membres), décide de l’abandonner dans la forêt, car « voyez-vous, cela existe (…) des gens qui ont peur des malades ».

Recueillie et élevée par une lionne, Maya grandit dans la savane, puis se retrouve seule à la mort de sa mère adoptive. Devenue une jeune fille au ravissant visage, elle rencontre Taya, un étranger avec lequel elle se lie d’amitié. Sa vie devient plus douce jusqu’à ce que le jeune homme brise le pacte qui les lie : Maya se métamorphose alors en oiseau et disparaît…

Ce conte est dédié « aux nourrissons qui furent arrachés à la vie » et « au chagrin de leurs parents », annonçant ainsi le thème de l’abandon des enfants handicapés ; seule la lecture de la dernière page annonce l’espoir. Mais cela reste un conte, avec de la magie (dont le pouvoir est peut-être à rapprocher de celui de la tolérance ?) qui évoque le recours à la nature protectrice (la lionne), le courage, l’amitié, la déception et surtout la peur de la différence. Ici, ce n’est pas le phénix qui renaît de ses cendres, mais les larmes de l’oiseau qui redonne vie à l’être aimé.

Le fond du sujet, le rejet de l’enfant handicapé, est grave et son traitement, sous la forme d’un conte à destination de jeunes lecteurs, ouvre à une prise de conscience nécessaire.

Cette réédition bienvenue d’un ouvrage paru en 1990 aux éditions Jamana (Mali), offre à un texte d’une belle écriture classique, une nouvelle mise en pages, tout en conservant les beaux dessins d’origine en noir et blanc. Quoiqu’un peu sombres, ils accompagnent agréablement un texte dont la taille des caractères aurait sans doute gagné à être plus grande, pour une lecture plus aisée.

Illustrations : Louis Frégier

Parution : 2010

Mes Petites Mains, d’Ismaïla Samba Traoré

« Toutes les mains sont faites de la même manière […]. Certaines sont blanches, d’autres noires […] Certaines sont grandes comme celles de papa, d’autres sont petites comme les miennes. Mais toutes sont faites de la même manière. C’est pour cela qu’on dit que tous les hommes sont frères ! »

Les mains, voici un beau sujet pour un album que l’auteur et l’illustrateur ont très judicieusement mis en valeur par un découpage en quatre parties : « Mes petites mains propres », « Mes petites mains pour toucher », « Ma petite main a 5 doigts », et « Ma petite main sait compter ».

Le texte bref, en toutes petites phrases simples et claires, illustre de manière juste les gestes de la main au quotidien et ses fonctions, les dénominations et positions des doigts, évoquant pour chacun leur rôle et leur langage propre.

Annonçant chacune des quatre parties comme un clin d’œil récurrent, six petites mains marquent la page de gauche de leur empreinte à la peinture en guise de sceau.

Avec une omniprésence subtile de la main, ce sympathique album, destiné à des lecteurs maliens – utilisant par exemple l’expression typiquement africaine « se laver proprement » et apprenant à compter de 1 à 10 en cinq langues nationales (non nommées) – séduira au-delà des frontières. Un livre délicat, sensible, poétique, fidèle à l’esprit de la collection.

Illustrations : Sandra Derichs

Parution : 2010

Les enfants de la lune, de Moulaye Traoré

Les enfants de la Lune ont été d’abord racontés par un petit garçon de 3 ans qui apprenait à décrire son environnement avec les mots à sa portée. Son père a transcrit ses babillages d’enfant. En grandissant, il s’est amusé à modifier la transcription effectuée par son père.
Ce petit livre en image est la version achevée de ce qu’il voulait dire enfant. Sandra Derichs l’a associé à la validation des images.

Adaptation littéraire : Ismaïla Samba Traoré

Illustrations : Sandra Derichs

Parution : 2010